De Totum à l’Art Thérapie : Amelie Mia

Amélie Mia une femme inspirante, créatrice d’événement autour de l’art et de l’art de vivre, découvrez l’univers Totum dans cet article. Une de nos Amazone se questionne sur cette belle femme loup.

Bonjour Amelie, peux-tu me parler de ton parcours ?

J’ai grandi dans une famille où la médecine holistique était reine, où l’on soignait mes maux avec de l’homéopathie, des tisanes, et des rendez-vous chez le magnétiseur et les sorcières Auvergnates, ce qui fait que j’ai cultivé très tôt un amour pour la nature et le mysticisme.
Mais j’ai longtemps refusé d’accepté cette partie là en moi, je me suis donc rangée dans diverses études (sociologie, communication, marketing), puis une fois le cdi trouvé, je me suis installée dans un confortable cocon, rassurant et routinier. Et je sentais qu’à l’intérieur de moi ça bouillonnait. J’avais fait une grosse dépression à 18 ans, et j’avais envie de me débloquer de mes peurs, croyances et dépendances affectives. J’étais dans un processus où je collectionnais les désirs pour être heureuse, planifiais le futur et laissais très peu de chance au moment présent de s’épanouir, en fait, j’avais peur d’Être.
Je crois que j’ai commencée à vraiment cheminer il y a 3 ans. L’annulation de mon mariage, les attentats du 13 Novembre, et la rencontre de personnes éveillées m’ont permis de sauter le pas. Je suis partie voyager, au Japon et surtout en Australie, et c’est là bas à Byron Bay, que j’ai fait la rencontre de l’Ayurveda, de la philosophie Bouddhiste et de l’art thérapie qui ont changé ma vie.

– Quelle est ta vie parisienne ?

Depuis mon retour en France, je jongle entre Paris et Hossegor, ce qui me permet de savourer davantage l’aspect culturel de Paris et de retrouver l’énergie de cette jungle urbaine quand je suis là. J’aime toutes les opportunités qu’offre cette ville, l’accessibilité de se former à des ateliers en tout genre, de rencontrer de nouvelles personnes différentes et de découvrir des lieux alternatifs inspirants comme Ama Paris, la Recyclerie, ou le Ground Control que j’aime beaucoup.

– Tu as créé Totum, qu’est-ce que c’est ?

ToTum c’est avant tout un lieu de partage, mais c’est aussi des ateliers d’art-thérapie sur le thème de l’évolution de la graine ( cf : développement personnel) et autres soins bien-être.
Sur le site letotum.com, j’ explore plusieurs thèmes : des conseils ayurvédiques, des portraits de personnes inspirantes, des ateliers créatifs, des recettes 100% végétales, des voyages, des expériences insolites, … et bien d’autres surprises encore. L’idée est de se reconnecter avec soi-même et bien vivre sa vie.

– Quelles sont tes valeurs ? Qu’est-ce que tu aimerais nous dire sur notre quotidien ?

Ces deux dernières années, je me suis reconnectée à moi-même. J’ai fait le tri entre les valeurs qu’on m’avait inculqué et les miennes. Maintenant je privilégie l’honnêteté, la cohérence, le respect de la nature et des vivants, l’authenticité et la responsabilité. Ca n’a pas toujours été le cas, et je me suis longtemps perdue dans mes mensonges, mais aujourd’hui même si le chemin est encore long, je me sens en harmonie avec moi-même et cela m’a permis également de changer mon mode de vie. De ne plus prétendre être écolo et aimer les animaux tout en mangeant de la viande par exemple.

– Tu organises aussi des ateliers Art therapie, qu’est-ce que c’est ?

Dans notre mode de vie actuelle, parfois noyée dans les technologies et le besoin d’être toujours dans l’action on en oublie de se faire une pause créative, de renouer avec son petit enfant intérieur. Pour moi, il est important de reconnecter l’Homme avec la création, notre part divine, pour s’épanouir et grandir. Pour ma part, j’ai été initiée et charmée par l’art thérapie en Australie. Mon ami et moine bouddhiste, Pairoj Brahma et la psychologue Cheryl Bailey m’ont permis d’élaborer des thèmes de développement personnel et d’éveil, pour qu’à chaque fois, une porte s’ouvre à soi. Il y a 6 mois, grâce aux Amazones Parisiennes, j’ai pu concrétiser ce rêve en France, avec un 1er atelier, et l’aventure continue ce mois ci, pour mon plus grand bonheur.

– A quoi ça sert ?

L’art-thérapie permet d’exprimer nos émotions, de lâcher-prise, de renforcer son ancrage, sa confiance en soi pour un mieux-être au quotidien.
Mais ça offre également un moment de pleine conscience, un instant pour se faire du bien, libérer son intuition, prendre du temps pour soi, de créer, rêver, rire, d’ échanger pour se rassembler.

– De quoi avons-nous besoin ?

D’ouvrir son coeur et de donner davantage.

– Je te sais très sensible à la simplicité, pourquoi ?

J’ai grandi à Colombes, dans des écoles où je fréquentais des familles démunies, et j’ai toujours admirée, la générosité qui se dégageait d’elles, elles n’avaient rien mais elles donnaient tout, et surtout on rigolait tout le temps. Plus tard, à l’adolescence, j’ai fréquenté des personnes très aisées, qui avaient tout mais ne savait pas savourer l’essence de la vie. Je n’aime pas généraliser car ce n’était pas le cas de tous bien sûr, mais ça m’a permis de comprendre, que l’essentiel n’était pas dans le matériel.
Puis, il y a quelques années, j’ai eu ma première expérience de woofing dans une communauté en Ariège, j’avais l’impression d’être au Népal, plusieurs hippies avaient créé un éco-village en auto-suffisance, et j’ai été charmée. Depuis, j’ai renouvelé l’expérience à plusieurs reprises,j’ai vécu 3 mois dans une communauté Osho, et 4 mois dans une communauté taoïste. J’aime la simplicité qui se dégage de la vie en communauté, ce retour à l’essentiel : un jardin où l’on cultive ses propres légumes, une salle commune où l’on partage les tâches journalières comme la cuisine, l’entraide qui s’en dégage et l’amour de la nature.
Sur cette route, j’ai fait la rencontre de personnes éveillées; qui vivaient simplement et trouvaient le bonheur dans le moment présent. Ils m’ont ainsi réveillé et inspiré, et c’est à l’aide de notre van, que mon amoureux et moi replongeons dans un mode de vie brut, sans superflu, avec juste un petit lit, et de quoi faire notre dinette. L’avantage c’est qu’on ne s’attache pas à un lieu et que chaque jour on se réveille avec une nouvelle vue. Puis quand on est en région parisienne on retourne dans une vie en communauté avec mon frère, ma soeur, leurs compagnes et enfants ainsi que mon grand père où chacun a investi un étage d’une bâtisse. C’est très conviviale !

– Qui aimes-tu suivre pour t’inspirer, sur les réseaux sociaux ?

J’aime le compte de Frenchcoconut, engagée et inspirante quand je veux une idée de recette vegan. celui de l’herboriste « Les Simples de charlotte  » pour ses conseils, et les Amazones Parisiennes pour la bienveillance qui s’en dégage.

– Quel mantra / phrase dicte tes journées, te donne du courage, de l’espoir ?

En faisant vipassana, une phrase m’est venue et ne me quitte plus  » Un jour petite pousse deviendra grande « . Elle me permet de reprendre confiance en moi et en l’humanité quand l’humeur n’est pas au beau fixe. Qu’il y a toujours une jolie graine qui germe et évolue vers le ciel.

– Ta posture de yoga la plus amazone (comme le blog) ?
Je crois que la posture du lotus me correspond bien. J’aime le yoga doux et méditatif comme le Yin Yoga et le kundalini.

– Un mot sur Hossegor ? Comment te sens-tu là-bas ?

Hossegor, c’est le petit coin d’Australie retrouvé. En revenant en France, je ne voulais pas retourner vivre à Paris, et c’est donc sur la côte ouest que j’ai posé mes valises. J’aime l’énergie qui s’en dégage, et la simplicité des gens. C’est la maison

 

🙂

 

Merci Amélie d’avoir répondu avec tant de bienveillance à nos petites questions <3

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