Se former au Yoga avec Les Amazones Parisiennes

Ola Jas nous raconte son parcours, de yogini élève de la vie, à la création de son école de Yoga

Des prémices de la liberté et de la création



Mon parcours est assez atypique dans le yoga. J’ai commencé à étudier le yoga Iyengar à Barcelone avec
Angelo Cecchi, ce professeur qui s’adonnait avec passion, tradition et humour au yoga et qui est aujourd’hui assistant de l’éminente Usha Devi à Rishikesh.
Au même moment, je découvrais l’acroyoga dans un espace autogéré de cirque. Très vite, j’ai pu partagé mon étude du corps en mouvement à mes amis circassiens. En effet, le côté thérapeutique et aligné d’Iyengar est très complémentaire au défi et à l’exigence
requises dans les disciplines du spectacle. J’ai partagé mon enseignement parallèlement à son apprentissage et j’ai par ailleurs acquis de nombreux outils pédagogiques en travaillant sur des projets éducatifs avec l’Union européenne (programme Jeunesse en
Action, Erasmus+).

Ces années là, je créais des spectacles de rue, participais à des festivals, et gérais des projets éducatifs (notamment liés à l’écologie) et affirmait ainsi les piliers de ma vie: l’art, le bien-être et la résilience.
J’interagissais constamment avec des passionnés du mouvement et apprenait sur le tas à me mouvoir avec présence
dans le monde.

La première fois que je suis allée en Inde, j’ai voulu me former en Yoga sur cette terre sacrée d’où nous vient la tradition. J’ai été fort déçue, car l’accompagnement
théorique de la pratique n’était pas au niveau de mes attentes cérébrales – à défaut d’habitude occidentale peut être, j’éprouvais une résistance à lâcher prise sur la rigueur de réflexion qu’on m’a transmise pendant les études. Il
me manquait clairement ce rapport cognitif à la pratique. J’ai quitté la formation le lendemain de mon arrivée, en clamant qu’au lieu de 200h de TTC, j’avais choisi 2000h de vie heureuse, et je me suis retrouvée à enseigner le mouvement à des enfants au cirque
Eluciole d’Auroville.

De la structure en rondeur

J’aipoursuivi ma formation de manière autodidacte, avec l’ashtanga d’abord, car la série est assez méthodique pour s’y essayer, avec la compréhension interne du corps que j’avais
acquise grace à l’Iyengar, je prenais plaisir et progressais vite. Je n’avais pas particulièrement
de souplesse, mais j’avais décidé que ma vie était dédiée à cette recherche de fluidité. 
En Inde, j’ai rencontré Balu, un de mes professeurs mentor qui enseigne l’Ashtanga à Goa, j’aime son héritage séculaire. J’ai l’impression de bercer dans la pieuse tradition
sous son aile, lorsque je suivais ses programmes de Mysore lors de mes saisons hivernales en Inde. 
J’ai
recherché ce côté traditionnel pour pallier à ma curiosité et à mon envie d’explorer qui s’incarne
dans l’acroyoga.

J’ai eu la chance d’avoir été parmi les pionnières de l’acroyoga, avec comme principale formation ma créativité appliquée au monde du spectacle, avec un partenaire avec lequel je partageais un projet de vie à l’époque.
Oui l’Amour est une grande école. La recherche d’idéaux m’a donné foie en la liberté, et de projets en projet, petit à petit, je me suis fait ma place dans le monde prisé du yoga.

Ensuite, j’ai diversifié ma pratique, en m’essayant à l’acrobatie (un stade d’exigence au dessus de l’acroyoga) et à la danse contact (une ouverture grandiose à l’imaginaire et à l’improvisation). 
Le Vinyasa Yoga
fit bien echo à cette quête de sensation, où ma créativité peut s’exprimer et jongler entre le défi et l’aspect thérapeutique que je trouve dans le yoga, à cette union en équilibre. Depuis mes premiers pas, je n’ai cessé de me former et de créer.

La percé de mon identité

Les saisons m’ont portées au gré de l’inspiration entre Ibiza et l’Inde (Goa notamment, qui comme Ibiza est une enclave particulière sur leurs continents respectifs). Une vie de nomade, en quête d’expériences, soutenue
par un vent de liberté. Je collabore là où le coeur me porte, sur des festivals, des plus hippies au plus fantastiques (ou du Rainbow au Burning Man). Je rencontre des personnalités du yoga qui inspirent mon chemin de dévotion. Bientôt, la plupart de mes amis
sont yogis, et nous partageons la pratique, partout, n’importe où. Le collectif du NowHere Yoga se transforme en famille, j’enseigne tous les ans à leurs côtés. C’est d’ailleurs Malwina qui éveillera mon intérêt pour le Synergy Yoga, dont je prendrais la formation
plus tard, avec le maître Simon Borg.

Un jour, l’opportunité d’enseigner à Paris se présente. Retour au berceau avec un bagage en forme de mille sourires. Je suis plus heureuse à pratiquer sous les tropiques, mais ma vie au service de « ce en quoi je crois »
a du sens sur la capitale. Alors je me sédentarise à moitié. Je continue à enseigner à l’international, car les fruits de ce que j’ai entrepris il y a une décennie tombent entre mes mains. Et je les déguste dans une révérence de gratitude.

Je prends de plus en plus de workshops avec des grands noms du yoga, Deepika Mehta & Mark Robberds, Meghan Currie, Krista Cahill, Dylan Werner, Janet Stone. Entre temps aussi, je rencontre Mathieu Boldron, avec qui
nous faisons un bout de chemin. Je participe à son training en Yinyasa et il me présente le « yoga de l’Amérique », toutes ces stars qui enseignent en Thailande et à Bali, Brionny, Dice, Claudine et Honza. Jusque là, je ne m’imaginais pas sur Instagram. Et là
à leurs côtés, déclic, mes archives photographiques refont surface pour alimenter cette plateforme, sur laquelle je prends toujours plaisir à créer.

Organic Alchemy Yoga School

La trentaine, et une énergie débordante, un parcours dans le monde, où le yoga est un fil rouge, mon identité assumée, même si j’affirme
que le yoga ce n’est que mon métier de couverture: mes ambitions sont plus grandes, j’aspire à la joie, sur tous ces
plans, l’épanouissement du corps, de l’esprit, de l’expérience. J’aspire à rencontrer l’Humanité entière. Mon passé de reporter pour l’Union européenne me rattrape et j’enchaine les projets liés au yoga et tous les autres en parallèle. J’écris un livre, je
prends du temps pour mes proches, encore et toujours, et puis je joins les deux bouts. En somme, c’est ça pour moi le Yoga, la non dualité, pouvoir tout embrasser d’un seul port de bras. Sentir son coeur. Palper l’invisible. Se connecter à quelque chose de
plus grand que soi. Je renouvelle ma vision au fur et à mesure des circonstances, mais tous les outils rencontrés jusque là apportent un grain de sable à l’édifice. Je promeus mon travail avec la signature Organic Flow Yoga.

Et puis the milestone- cette formation que nous lançons aujourd’hui avec Maricha Dumont, c’est une étape qui découle de la continuité du flow.
Pura Vida. Notre rencontre fut intense et riche de sens, nous nous faisons écho, nous nous complémentons dans un univers semblable. La décision d’entreprendre ce projet fut si naturelle, et notre collaboration aisée. Chacune prend le lead à
tour de rôle, et nous construisons ensemble, ce que nous rêvons de recevoir. Nous partageons tout ce qui fait qu’aujourd’hui que construire une école est à notre porté. Nous vous invitons à une pratique organique et alchimique.

Etre une amazone, c’est vivre son rêve dans un esprit de partage où la sororité règne, où ce qui est incroyable devient notre réalité, parce que l’on s’épaule et qu’on parvient à tirer le meilleur de nous. Intégrer
qu’ensemble, on va plus loin. Que le rêve partagé explose les limites, en somme que nous créons notre magie.

 

 

Nous vous invitons à la rencontrer sur les ateliers des Amazones, des retraites de Yoga ou lors de sa formation de professeur dispensée par Organic Alchemy Yoga School.

Leave a Comment: