INDIA, GOA, ARAMBOL – FÉVRIER, MARS 2020

J’ai découvert le yoga il y a quelques mois pour des raisons de santé. Cette pratique m’a fait découvrir un monde intérieur dont l’existence jusque là m’était inconnue. Une petite voix intérieure s’est installée en moi et m’a donné l’envie d’en savoir plus sur les origines du yoga.


C’est à ce moment là que j’ai décidé de faire mes valises pour partir à la rencontre du pays où cette pratique est née. Me voilà donc partie en quête de spiritualité. Quitter Paris n’est pas chose facile. Partir seule et à l’inconnu c’est une grande aventure qui ne rassure pas forcément notre entourage qui nous met en garde sur tout ce qui
pourrait nous arriver.


Sur ce chemin à la recherche du Samadhi j’ai eu la chance de croiser des femmes, que l’on pourrait qualifier de fées « Les amazones parisiennes ». Me voilà donc partie pour ma toute première expérience en Inde bien accompagnée et rassurée par ces fées qui n’ont cessé de m’entourer avant ce grand départ afin que cette expérience puisse être et demeure inoubliable.


Je suis donc partie avec ce que j’ai toujours considéré comme un handicap que je n’ai jamais assumé « ma sensibilité » que j’ai longtemps caché dans sa boite. Elle était comme une voix qui grondait de plus en plus fort au plus profond de mes entrailles. Il était temps que je l’écoute et que je trouve un moyen pour qu’elle puisse s’exprimer.


L’Inde est devenu ce pays où j’ai pu me dévoiler, et cette retraite m’a permis de me libérer de cette surcharge émotionnelle, d’extérioriser et de m’accepter.

Ce pèlerinage et cette rencontre avec Ola yogi et exploratrice de mouvements m’a également permis de comprendre que cette boîte, était en faite MA boîte de pandore.

Ma sensibilité n’était pas un handicap mais une force et il n’appartenait qu’a moi d’y découvrir toute la richesse qui s’y était cachée durant toutes ces années. Grâce à cette retraite d’asanas ma féminité a éclos comme une fleur, les Flow de yoga que je pratiquais avec Ola ainsi que les rencontres avec Simone Borg et Balu ( Maître Indien ) m’ont permis de prendre conscience de mon corps dans l’espace qu’il occupait.


J’ai appris à m’aimer, m’écouter et surtout à me respecter. Tout au long de cette aventure j’ai pu explorer des parties de mon corps que je n’avais jamais soupçonné jusqu’à aujourd’hui. Elles se sont révélées grâce aux mouvements, aux respirations et à la méditation que j’ai pratiquais jours après jours durant ces 100h de training.

J’ai pris conscience de mes émotions. J’ai compris que pour me stabiliser le yoga n’était pas que sur le matelas et que celui ci n’était pas l’unique solution à ma stabilité émotionnelle, la pratique allait au delà de ça. C’est aussi un état d’esprit.
Cet état d’esprit a pu se développer grâce aux expériences vécues, aux regards échangés, aux moments de partage mais aussi grâce aux communications verbales ou silencieuses, ésotériques ou non.

Lors de cette retraite je n’ai pas rencontré uniquement des « personnes » j’ai rencontré des âmes bienveillantes et des intervenants en quête de cette même conscience du corps et de l’âme. J’ai partagé des moments de chant ou de danse silencieuse où nos regards se sont soutenus afin d’y contempler la pureté de nos âmes.

L’Inde c’est « le choc entre le chaos et le paradis » On ne le répétera jamais assez souvent.


C’est une énergie omni présente, un tumulte de bienveillance et d’amour. C’est une leçon de vie lorsque le bonheur peut se lire dans les yeux du plus démunis.
C’est un récit que j’aimerai pouvoir coucher sur papier mais c’est avant tout une expérience qui se vit et qui se partage.
Cette retraite de Yoga fût l’ouverture d’un portail: celui de la pleine conscience mais également une expérience unique : celle de la conquête du bonheur et cela n’aurait jamais été possible sans cette communauté de femmes solaires, vertueuses, spirituelles, bienveillantes et aimantes.


Merci à Ola Jas, Maricha Dumont et Caroline Nagel.


Aujourd’hui ma boîte de pandore est ouverte, chaque rencontre, partage sera une graine que je ferais germer dans mon jardin de fleurs que j’arroserai avec abondance et douceur, de résilience et d’amour pour y voir pousser les plus belles fleurs de mon existence.

Rédigé par Anastasia Fritz Polikarpova

Prochaine Retraite en Inde en 2021