Julie Duval une femme intrépide qui réalise ses rêves. Elle ne cessera jamais de nous surprendre. Ses combats sont si actuels et plein de bon sens. Elle joue, elle boxe, elle crée Julie vit sa vie. Vous pourrez la retrouver sur les planches du théâtre de la-tempete en Juin 2021 aux cotés de Bruno Blairet et D’Alix Andréani dans leur pièce « AUX POINGS » qui traite de l’émancipation de la femme à travers le corps et plus particulèrement en s’initiant à l’art du Muay thaï.

Quel à été ton parcours?

J’ai grandis dans le sud de la France à Fréjus entourée de mes parents et de ma sœur. Lorsque j’étais une enfant je passais mon temps libre à construire des cabanes. Je jouais dans l’espace vert qu’il y avait à coté de notre maison avec ma petite sœur et mon voisin Kevin. Chercher des salamandres, attraper des têtards, ramasser de l’herbe pour mes lapins. J’ai vraiment grandis très proche de la nature. Mes parents ont souvent déménagés.Mon père est issu de la communauté des gens du voyage. Je crois que cela à influencé le fait que nous ne tenions jamais en place à un endroit plus de quelques années.

Ces changements d’écoles ont été un peu difficiles vis à vis des autres. Ce n’est pas facile de se faire une place quand vous êtes nouvelle, surtout quand tu es une enfant.Intégrer un groupe aujourd’hui encore je trouve toujours cela délicat. J’ai arrêté l ‘école rapidement pour rentrer dans la vie active. J’étais une élève douée mais le cadre çà ne me plaisait pas. Je ne pensais pas à faire de grandes études, je crois même n’y avoir jamais songé. Je voulais devenir indépendante financièrement rapidement alors j’ai entrepris plusieurs petits boulots comme : caissière où encore vendeuse sur les marchés.

Puis j’ai repris des études dans l’hôtellerie parce que je voulais un bagage, je voulais voyager avec au moins un bagage. J’ai passé un CAP dans l’hôtellerie que j’ai obtenu. J’ai alors travaillé dans différents établissements mais très vite je me suis lassé. J’ai par la suite décidée de faire une école d’esthétique, parce que j’aime prendre soin des autres et aussi de moi. Encore une fois je me suis lassé plus vite que prévue. J’avais trouvé un poste dans un salon au bord de la mer  » Belle et Zen » mais çà n’a pas duré très longtemps. Je me disais qu’il devait y avoir autre chose ailleurs pour moi qui me correspondais plus. J’ai toujours eu cette notion en moi d’un ailleurs.

À l’époque je partageais ma vie avec un garçon qui s’appelait Anthony et que j’aimais. Un jour il a reçu une proposition de poste pour travailler sur Paris dans un magasin de vente. J’ai donc décidé de le suivre, c’est comme çà que je suis arrivée à Paris.

En arrivant sur la capitale j’ai travaillé dans un bar à thé dans le 11 ème arrondissement de Paris. Je me souviens que la propriétaire du lieu m’énervée , je me suis alors dis encore une fois, que je ne resterais surement pas très longtemps à cet endroit, et qu’il me fallait « un signe » pour partir ailleurs.

Que t’inspire paris? 

Lorsque je me promène dans Paris, c’est comme si je venais d’arriver. Je m’émerveille toujours d’une ruelle que je n’avais pas encore empruntée, d’un épicier, d’un parc, d’une petite plaque sur une maison indiquant : Ici vécu ….

Paris pour moi c’est une femme qui m’a ouvert les bras et qui m’a dit: Ici tout est possible, ici tu peux être et devenir tout ce que tu veux.

 Je suis très attachée à cette ville, et qu’importe l’endroit où je me trouve que ce soit pour des vacances où bien pour mon travail, il arrive toujours un moment où Paris me manque. J’adore traîner dans les cafés pour écrire et regarder les gens.

J’ai l’impression qu’en quittant mon sud natale, je me suis offert la possibilité de ne pas m’enfermer. Quand j’étais petite j’avais une lampe en forme de globe qui tourne sur mon bureau. Je me souviens qu’avant d’aller dormir je me disais  » Il faudra aller voir ailleurs ce qui se passe. Tu ne peux pas rester ici et mourir ici. J’avais déjà envie de partir très jeune. J’aime la sensation que me procure la nouveauté, la découverte, d’un nouvel endroit, d’un nouveau pays, d’ une nouvelle ville.

Tout comme le déménagement je crois que dans ma famille on peux se sentir partout chez nous c’est une force et en même temps j’ai aussi le sentiment de n’être vraiment jamais nul par chez moi. C’est une dualité qui parfois me fait souffrir quand je m’égare et que je me dis  » Pour être bien avec toi il faut que tu t’ancres ». Ça ne marche pas avec moi, j’ai besoin de bouger, de voir des choses différentes souvent, j’ai appris à vivre comme çà et à l’accepter.

J’apprends à aimer ma façon d’être qui n’ai pas conventionnelle certes.Je n’aime pas les conventions de toute manière, même le mot convention je ne l’aime pas, je le trouve pas beau.

Le théâtre à toujours fait partie de ta vie comment y es tu parvenue? 

D’une certaine manière, j’ai toujours été dans ce grand théâtre qu’est la vie.

Je n’ai jamais rêvé d’être comédienne en étant enfant. Je jouais beaucoup à me filmer avec une caméra que mon père possédait. Avec ma sœur et mes copines j’imaginais des scénarios, on jouait à faire des fausses publicités, mais je voyais pas çà comme un métier.Comme personne dans mon entourage ne faisait ça je l’ai pas envisagé. J’imaginais être caissière, maîtresse d’école, ou encore archéologue parce que j’adorais être dans la forêt à fouiller la terre. J’ai pris du plaisir à me regarder, et aussi j’ai toujours eu envie depuis toute petite qu’on me regarde. J’ai toujours eu besoin d’attention alors c’est pas un hasard si je me retrouve derrière une caméra. Par contre je fais un travail sur moi parce que : Je veux qu’on me regarde et quand on me regarde je veux plus qu’on me regarde. C’est étrange mais voilà c’est comme çà.

Un jour en rentrant du travail ( le bar à thé) il y avait un copain de mon copain à la maison. J’ai demandé à ce garçon qui était chez moi «  Steeve tu fais quoi dans la vie? »il m’a répondu «  Je suis Clown à l’hôpital pour faire rire les enfants malade et je me forme au Cours Florent pour çà »

Quelques jours plus tard j’ai quitté le bar à thé ( le signe que j’attendais) . J’ai alors intégré un stage d’accès au Cours Florent et puis c’est comme çà que l’aventure de la scène à débutait.

Les ailes du Désir de Win Wenders au Cours Florent

Quel est la formation que tu recommanderai ?

J’aime cette phrase qui dit «  J’ai été formée par l ‘école de la vie ». Là où j’ai le plus appris c’est quand il m’est arrivé des galères parce que c’est toujours très formateur si tu arrives à te relever. Ce qui m’a beaucoup aidé dans mon parcours véritablement ce sont les rencontres. J’ai pas peur de demander de l’aide, cependant j’avais un égo un peu gros en arrivant à Paris. En faite je pensais que tout viendrais à moi en faisant pas grand chose, du coup je demandais pas beaucoup d’aide. Puis j’ai vu que les choses bougeait pas alors j’ai commencé à m’ouvrir, à m’intéressait au parcours de l’un, de l’autre puis j’ai fréquenté différents milieux. C’est çà qui m’a appris le plus de choses, vivre enfaite.

Pour l’enseignement de théâtre j’ai intégré les Cours Florent, çà m’a beaucoup apporté. J’ai découvert les mots, le jeu,l’esprit d’équipe. J’ai découvert une multitude de possibilité me concernant. C’est à partir de ce moment là que je me suis dis  » Mais je suis un caméléon, je peux être qui je veux  » Avant d’entrer au cours Florent, j’avais jamais vraiment lu un livre, seulement des manuels scolaires. Les histoires des personnages c’était vraiment fantastique pour moi.

Quand j’ai découvert la littérature ma deuxième vie à commencé

Il y à une chose qu’on m’a fait travaillé c’est de gommer mon accent. Sur le moment je le prenais mal, mais avec le recul aujourd’hui je vois le choses différemment. Parce que en vrai même si tu gommes un accent, tu ne le perd pas. Par contre moi en travaillant sur les mots, j’ai découvert une richesse de langage qui n’a pas de prix. À l ‘époque je n’avais pas beaucoup de vocabulaire, d’ailleurs pour tout vous dire je disais aussi beaucoup de gros mots. J’ai appris à me servir des mots comme une arme en société. Vraiment çà à changé ma vie. On dirait pas comme çà mais vraiment avant je parlais pas du tout comme je parle aujourd’hui. Je suis très reconnaissante envers les livres et envers mes professeurs. Pas tout mais il y a quand même beaucoup de personnes qui m’ont tendus la main sur mon parcours

Sur le tournage du Film Lisa

Au cours Florent j’ai appris à me libérer de mon image,  j’ai commencé à moins faire attention aux apparences, j’ai appris le jeu, j’ai découvert le  » Je » . Il faut se former c’est comme tout, si tu travailles pas, si tu te formes pas tu t’appauvris et donc je recommande vraiment de faire une école de théâtre .Des professeurs comme Jean Pierre Garnier, Stéphanie Bataille, Félicien Juttner, Francois Orsoni m’ont beaucoup appris. 

Pour la caméra j’ai jamais fais de formation c’est sur le terrain que j’ai appris. Mon premier rôle c’est la réalisatrice Louise Mootz qui me l’a offert dans  » Les ailes d’aria » . Ensuite c’est la réalisatrice Luana Rochesani qui m’a offert deux rôles dans deux films différents.

  • «  La mer est la mère » ont à tourné quasiment tout le film sous l’eau c’était incroyable.
  • «  Le nid vide »Un fil qui traite de l’émancipation d’une enfant où je jouais aux cotés de Francois Rostain.

Cette réalisatrice m’a fait confiance. Le premier rôle que j’ai obtenu en passant un casting pour elle je m’en souviens comme ci c’était hier. J’étais dans le sud, c’était l’été et je m’ennuyais. Je voulais jouer. Je voulais apprendre un scénario,aller à la plage ne m’intéressait pas . Je voulais faire du cinéma. J’ai donc tapé  » casting en cours  » sur internet et j’ai vu cet annonce pour le film  » La mer est ma mère ». J’ai appelé, on m’a donné rendez vous quelques jours plus tard. J’étais hyper excitée quand à l’idée de rencontrer cette réalisatrice. Le seul hic c’est que j’avais pas de moyen de locomotion pour me rendre au lieu de rendez vous. J’ai donc décidé comme à mon habitude de faire avec les moyens du bord. J’ai trouvé un vélo crevé chez moi et je suis montée dessus. J’ai fais tout le trajet comme çà en plein cagnard. Je suis arrivée au rendez vous, en transe, toute suante. Je me suis posé aucune question pour moi c’était sur  » Il fallait que j’obtienne le rôle. Quelques années plus tard, Luana ( la réalisatrice) m’a confié  » Quand on t’a vu arrivé, c ‘est pas comme çà qu’on imaginait le rôle mais on savait que c’était toi qu’on allait prendre. Depuis on à lié une amitié très forte qui m’a permise au fur et à mesure de sortir le meilleur de moi même et de pas avoir peur d’oser et de fleurter avec le ridicule.

La mer est ma mère de Luana Rocchesani.

Quel autre pays fait parti de ton histoire ?

Le Népal. J’ai eu la chance de faire partie d’un projet de publicité pour Axa qui à été tourné au Népal et à Bangkok où je jouais le rôle de Lisa, une jeune femme qui fait partie d’une ONG et qui est victime des tremblements de terre. Cette histoire retrace la catastrophe naturelle qui à éclaté en 2015 au Népal. C’était très fort pour moi, tout d’abord parce que le tournage avait lieu au cœur de l’endroit où çà à éclaté, et puis parce que Luana l’ amie réalisatrice dont je vous parle, à perdue sa meilleure amie dans cette catastrophe naturelle. Le tournage fut vraiment intense. J’ai eu des journées de travail très chargé. Je ne me suis jamais sentie aussi bien. J’étais considérée pour mon travail et en plus je prenais beaucoup de plaisir. C’était merveilleux. Je n’oublierais jamais cette opportunité que m’a offert Avery Douglas, grâce au casting de Charlotte Martin. Je n’étais même pas au courant que ce casting se déroulait, encore un joli signe de la vie. C’est Thomas Jean’dheure, avec qui j’avais tourné dans le film  » La mer est ma mère » qui m’a tagué dans un poste et quelques jours plus tard je partait à l’autre bout du monde. Merci Thomas.

Je repense souvent à ses enfants, a ses gens que j’ai rencontré là-bas c’est un tournage qui m’a vraiment marqué. Depuis je suis très liée à l’histoire du Népal et de cette catastrophe. Depuis quelques années maintenant, je m’intéresse au bouddhisme, je pratique des prières et je tends à me rapprocher le plus possible de l’enseignement. J’ai découvert un lieu vraiment merveilleux où je peux pratiquer et recevoir des enseignements au cœur de Paris « L ‘espace bouddhiste tibétain ». Il y a une femme là bas que j’apprécie particulièrement, elle s’appelle Sylvie. Elle est très engagée pour aider les autres. Elle m’inspire beaucoup. Depuis je renoue avec l’envie que j’ai d’aidé les enfants du Népal. Je ne sais pas encore comment je vais pouvoir me rendre utile et récolter des fonds pour les aider, mais je sens qu’il y a quelque chose qui est entrain de se dessiner pour que je puisse faire ce que j’ai dit. Il y a une association qui s’appelle Tibet Save and Care, dont le but est de récolter des fonds pour pouvoir aider à l’enseignement des enfants du Népal. Je souhaite vraiment pouvoir trouver des partenariats, des fonds et je sais que la vie va m’aider pour cela.

https://www.tibetsaveandcare.org/
Pour aider les enfants du Népal

Préfères tu la scène à l’écran ? 

J’adore être sur une scène de théâtre. Un plateau c’est chargé d’une multitude d’histoire. Tu sais qu’il y a des gens qui ont créer, rêvé, raconter des histoires avant toi, un théâtre c’est rempli de fantômes, il y a quelque chose de mystique qui me fait vibrer.

À l’écran je rêve d’incarner le rôle d’une boxeuse qui se sert de son corps comme arme dans la vie de tous les jours. Je pratique la boxe thaïlandaise ce sport fait partie de mon histoire et j’aimerais pouvoir me servir de mon parcours pour montrer comment tu peux t’émanciper grâce au sport et à l’apprentissage de ton corps. L’écran permet de toucher une multitude de personne c’est pour cela que j’aimerai en faire un film où jouer dans une histoire qui traite de cela. J’adore les histoires qui parlent des gens du voyage. Les films de Tony Gatlif, d’Emir Kusturica, de Win Wenders sont vraiment des références pour moi. Ce sont des hommes qui m’inspirent beaucoup.

Tu fais des courts métrages, de la publicité, des voix off, du théâtre, comment arrives tu à gérer ton quotidien ?

De base je ne suis pas une personne organisé. Mais alors pas du tout. Je perds tout, je note rien. J’ai toujours cru que ma tête pouvait tout retenir. C’était faux! Nombreuses sont les fois ou je me suis retrouvée à dire  » Elle avait dit quoi déjà ». Mon ex compagnon m’a beaucoup aidé pour cela. J’ai appris qu’être un minimum organisé çà pouvait m’être utile. Pour la première fois de ma vie en 30 ans, je note, je trie mes papiers, j’enregistre les numéros quand on m’appelle, çà me facilite la vie énormément et je prend même du plaisir à dire «  Attends je regarde dans mon agenda ».

Quelle est ta routine bien-être ? 

Je fais beaucoup de sport. Je pratique la boxe thaïlandaise depuis quelques temps années à la Team Alamos. Mon entraineur je lui doit beaucoup.Il s’appel Rodriguo Alamos. Mon corps fait partie de mes outils de travail c’est pour çà que j’en prend soin tous les jours. Je ne mange plus de viande depuis 3 ans et presque plus de protéines animales, çà a fait beaucoup de bien à mon organisme. Quand je pense que j’ai mangé tout ces animaux çà me met vraiment mal. J’essaye de ne pas trop me dire  » Ah si j’avais pu, ah si j’avais su » parce que je n’avais pas vraiment conscience que je mangé un être vivant. C’est comme un mécanisme qui été ancré en moi et que je ne prenais pas le temps de me dire  » Attends est- ce que c’est vraiment toi de manger ce steak?  »

Mes amies et ma famille font partie intégrante de mon bien être, sans eux je ne serais pas celle que je suis aujourd’hui. Mon équilibre je le trouve dans les personnes qui m’entoure. Pour me sentir bien je médite beaucoup notamment à l’espace bouddhiste tibétain de Paris. J’aime prier aussi çà me fait du bien d’imaginer qu’en priant je puisse aider les personnes qui souffrent et protéger celles que j’aime. Alors tous les soirs, appart quand je tombe de fatigue je fais mes prières. J’écoute de la musique en écrivant. J’aime prendre du temps pour ne rien faire, mais vraiment ne rien faire. C’est à dire que je m’assois et je fais rien. Je mange des fruits tous les matins çà contribue à mon bien être. Partager des moments de discussion avec mes amies çà me rend heureuse.

Depuis peu de temps j’apprends à m’occuper de ma peau. J’ai un ami qui est hyper calé en matière de beauté. Il m’a conseillé de vaporiser un hydrolat à la rose tous les matins sur mon visage. Ensuite j’applique une crème de jour à la rose. Une fois par semaine je me fais un masque à l’argile rose, que je vaporise de temps en temps avec l’hydrolat pour pas qu’il ne sèche trop vite. J’aime bien gommer tout mon corps avec du sucre et du miel, je me fais un gommage maison. Je lave mon corps avec un savon d’Alep et parfois j’utilise un gant de crin pour enlever les peaux mortes.

Superheco

Tu es plutôt pilates ou Yoga ? 

Je pratique le Yoga en plus de la boxe. Çà me fait beaucoup de bien les étirements parce que avec la boxe mon corps est souvent dure et j’ai besoin de le détendre pour pouvoir gagner en élasticité et en souplesse pour que mes mouvements soient plus amples. J’ai découvert le yoga en profondeur grâce à vous, les amazonnes parisiennes. Ça à changé ma vie. Parce que avant le mot Yoga pour moi c’était pas quelque chose qui m’intéressait enfaite j’avais un préjugé je pensais que je ne trouverais rien qui me correspondent là dedans, j’étais un peu fermée encore à l’époque. En réalité j’ai découvert une pratique merveilleuse qui me permet également de mieux respirer et de calmer mes angoisses.

David Salou photos

Nous avons eu le bonheur de t’avoir rencontrer lors d’une de nos retraites, est ce un point fort de ton chemin de vie ? 

On s’est rencontré à Ibiza il y à un peu plus de deux ans dans le cadre d’une retraite spirituelle avec les Amazones parisiennes. Je rentrée tout juste du Népal. J’avais du mal à trouver des repères, j’étais comme dans une bulle. C’était comme ci je flottais au dessus du sol. Je me souviens que j’étais perturbée par cette sensation. Elle ne me dérangeais pas mais comme je ne l’a comprenais pas, je commençais un peu à me renfermer sur moi même. Ces moments passés avec vous à Ibiza m’ont beaucoup aidé. J’ai à nouveau pu sourire, partager, dialoguer, discuter, vous m’avez aidé à accepter cet état que je traversais.

Si je devais mettre un mot sur cette retraite ce serait RECONNEXION .

Quel moment t’a le plus marqué lors de la retraite ?

Le premier c’est lors d ‘une soirée «  Cérémonie cacao ». Je savais pas du tout à quoi m’attendre. J’étais hyper excitée à l’idée de partager quelque chose que j’avais jamais encore fait avec la team que vous aviez formé. On est arrivés dans une maison en haut d’une montagne, ont à attendu que le soleil se couche en pratiquant avec Ola une séance de yoga c’était magnifique le cadre était vraiment super.

Quand le soleil à commençait à tombé il y avait cette femme, une chamane qui nous a raconté l’histoire d’Ibiza c’était envoûtant. On était tous en cercle, on a bu du cacao pure en s’écoutant les uns les autres, en offrant des prières au ciel, il y avait même le tonnerre qui grondait au loin c’était comme magique ce moment. Après on à tous dansé ensemble et j’ai vraiment senti beaucoup d’amour autour de moi. Je suis quelqu’un d’assez réservée par moment quand je connais pas les gens, et c’est vrai que là je me sentais aimé et aimante c’était très fort, il n’ y avait plus de contrôle.

Le deuxième souvenir peux être le plus fort c’est en haut d’une montagne qui s’est passé. Il y avait de la roche rouge tout autour de nous. Toi Caro, et aussi Ola vous aviez amené tout un tas d’affaires pour qu’on puisse s’amuser avec notre féminité. Donc il y avait des robes, des jupes, des foulards, des paillettes, du maquillages.

On a fait une séance de Yoga dans ce cadre à couper le souffle et puis ensuite vous avez démarrer doucement de la musique, il y avait cette espace incroyable de vie pour déambuler et petit à petit, nous avons commencé à s’habiller, se coiffer, se décoiffer, se mettre des paillettes sur le visage.

Je me souviens que j’avais un tutu de danseuse rose et un haut en soie vert et Ola m’a maquillé les yeux avec une sorte de poudre orange comme les indiennes peuvent utilisé pour leur peau, je sais plus comment çà s’appelle.

Ça faisait très longtemps que j’avais pas été en contact direct avec ma féminité . J’étais émue jusqu’aux larmes. Je me suis sentie belle et puissante en même temps. C’est un moment qui compte et qui est gravé en moi pour longtemps.

Tu parles souvent des femmes dans tes travaux, as tu un message spécifique à faire passer ?

Toutes les femmes du monde sont puissantes. Je m’intéresse beaucoup aux femmes à leurs histoires, à leurs combats. Dans chaque femmes il y a une part de masculin qui à été occultée, aujourd’hui on arrive de plus en plus à l’extérioriser et ça fait du bien.

À mes côtes il y à toute une bande de femmes c’est des panthères. Elles sont douces, sensuelles et en même temps elles ont leurs puissances, leurs forces qui est là. Elles n’ont pas forcément besoin de s’en servir mais cette puissance n’est plus écrasée, cachée. En cas de combat les armes sont là.

Quel est ta pièce préféré ? 

C’est une des premières pièces de théâtre que j’ai vu à Paris. C’était au théâtre du Rond point sur les champs Élysées, j’étais avec ma soeur, c’est une copine qui m’avait offert deux places à la dernière minute pour aller voir Sainte dans l’incendie mise en scène par Laurent Fréchuret avec Laurence Vieille.

Je suis ressortie bouleversée, j’ai pleuré 20 minutes en mangeant un steak tartare face à ma soeur.

  Quel est ton sport préféré et pourquoi ?

Sans hésitation le Muay thaï, parce que c’est le sport de combat que je pratique et que c’est celui qui m’a permise de comprendre que mon corps est une arme et que grâce à lui je suis puissante. Je pratique ce sport à la Team Alamos avec Rodriguo Alamos au club Dausmenil dans le 12 ème arrondissement de Paris. La boxe çà à changé beaucoup de choses en moi. Tout d’abord mon mental c’est endurci. Ensuite mon corps s’est musclé de plus en plus. Et puis pour finir j’ai appris à m’ancré dans le sol. C’est beaucoup de sueur. C’est pas facile mais personne n’a jamais dit que la boxe était facile.

Ton pire ennemi dans la vie c’est pas les autres c’est toi. Avec un coach comme Rodriguo tu ne peux que devenir la meilleure version de toi avec du travail.

 Tu joues de l’harmonica, ou pouvons nous t’écouter en jouer ?

À une époque je jouais beaucoup sur les quais avec une amie à moi qui s’appelle Adélaide, aujourd’hui je ne joue plus tellement mais si tu m’appelles je peux te jouer un morceau au téléphone.

Tu nous parlais de main tendu dans ton parcours laquelle est-elle ?

Il y en à eu plusieurs mais la première qui me vient en tête c’est celle de Christophe Mory, un écrivain et aussi le directeur de la librairie théâtrale à Paris. J’ai toujours une lettre de lui dans mon portefeuille pliée en 4. Un jour je lui ai dit «  Mais Christophe je ne vais pas bien parce que j’ai l’impression de rien savoir » et il m’a répondu «  C’est tant mieux alors tu as tout à apprendre, quelle chance  » Ça m’a donné beaucoup de force.

Le grand public ta découvert lors de tes chroniques sur Canal +, quel souvenir marquant pourrais tu partager ? 

Lors de ma première émission on m’avait dit «  surtout apprends pas ton texte par coeur il faut absolument que çà fasse naturelle de toute façon tu auras un prompteur »

Bon comme j’écoute pas toujours ce qu’on me dit et surtout parce que j’étais terrifiée par l’exercice, j’avais tout appris par coeur. Quand l’émission à commencé je me souviens très bien j’étais assise à coté de Michel blanc, j’avais le coeur qui battait vite et au moment où mon prompteur aurait du démarrer ça n’ai jamais arrivé. Vous voyez l’image d’une barque qui essayes de remonter la rive à contre courant? Bah ce jour là j’étais cette barque.

Quelles sont tes sources d’inspiration ? 

Les femmes, ma mère, ma soeur, mes amies de Paris, mes amies du sud.

Vous savez ces femmes qu’on appellent «  Les cagoles » elle m’inspire tellement. Ce sont des femmes fortes et puissantes qui m’ont beaucoup inspiré dans mes personnages sur scènes. Vous savez ces femmes qui ont un caractères bien trempé et qui n’ont pas leur langue dans la poche, toujours vêtues de strass et de paillette, avec des hauts talons.

Elles sont souvent hautes en couleur et simplement les regarder entrain de fumer ou de se maquiller c’est merveilleux, je les aimes tellement.

Quel rôle as tu joué ?  

J’ai joué une multitude de rôle, surtout à l’école.

C’est pour ça qu’une formation c’est précieux parce que c’est peux être les années de ta vie ou tu seras le plus sur scène si tu es curieuse, t’a la possibilité de pouvoir incarner tellement de personnages sublimes.

Apres dans la vie les opportunités ce font quand même plus rare.

Vous pourrez me retrouver sur scène au théâtre de la tempête en Juin 2021 aux cotés de Bruno Blairet et D’Alix Andréani dans une pièce que nous avons Co écrit ensemble qui s’appelle« AUX POINGS » .

Je suis actuellement entrain d’écrire mon seule en scène. J’ai hâte de me retrouver seule pour la première fois sur un plateau de théâtre.

Juliette Bayi qui est menteuse en scène et également mon amie dans la vie me met en scène et j’en suis toute excitée.

Quel serai le rôle qui te ferrai rêver de jouer ?

Sans hésitation je dirais Electre.

Cette femme je la porte dans mon coeur depuis la première fois où je l’ai rencontré en lisant Don Juan de Molière.

Cette femme à été touché par la grâce de dieu, elle recherche l’éveil et elle à du passer par une multitude de souffrance pour enfin être délivrée de l’attachement aux choses.

Je crois qu’à travers elle, je rêve ce chemin de vie.

Pourquoi cette nécessité de jouer différent rôle ? d’incarner différent personnage ? de faire ce métier ?

Tout d’abord j’aime être regardé.

Déjà petite je passais des heures à me filmer avec ma soeur et après je diffusais le film à la télé pour que mes parents regarde.

J’ai besoin qu’on me regarde, ça va sans hésitation avec le besoin d’amour. Quand on me regarde çà me plaît et même si c’est un regard furtif dans le métro c’est très bien. J’aime incarné un personnage pour m’éloigner de ma propre vie, je trouve cela très enrichissant d’arriver à être ce qu’on est en vivant l’histoire d’une ou d’un autre.

De dire des mots qui résonnent en nous et de voir ce que çà procure, c’est bouleversant.

J’aime à me confondre avec un personnage, une héroïne d’un roman, c’est comme ci il y avait pas de limite au corps, à l’âme.

Pour moi nous sommes une multitude de vie antérieur…

J’aime à rêver que j’ai pu être un des personnages de Tchekov ou encore de Tennessee Williams dans une vie antérieures et voir ce que çà me procure aujourd’hui.

C’est très riche.

Le plus beau rôle du cinéma pour toi ?

Il y en à plusieurs mais récemment j’ai vu un film de Jia Zhangke qui s’appelle «  Les éternel » l’atrice Zhao Tao m’a bouleversé.

Sa puissance, sa détermination, sa force, sa douceur, une femme qui mènent un combat çà me bouleverse, une femme qui n’a pas peur de prendre les armes, c’est ce qui me remplie de frissons.

L’atrice Goldshifteh Farahani qui joue dans de nombreux films est une source d’inspiration pour moi. J’aime tout ce qu’elle est.

Catherine Frot est une actrice Française que j’aime beaucoup, elle me fait penser souvent à ma mère.

Que peux tu nous dire sur la pièce que tu as créé ?

Cette pièce de théâtre que j’ai crée avec Alix Andréani et Bruno Blairet est née de l’envie de mettre les femmes à l’honneur.

En effet avec Alix nous voulions être sur scène en tant que femme, en tant que comédienne mais également en tant que Boxeuse.

Alors comme le répertoire théâtrale était trop pauvre pour les rôles féminins ont s’est dit «  On va écrire la pièce nous même »

Notre deuxième objectif c’est de «  rendre » le théâtre à la jeunesse.

Aujourd’hui le théâtre est élitiste alors qu’a la base c’est un art populaire qui est fait pour divertir le peuple.

Les jeunes ne se sentent pas concerné aujourd’hui quand tu leur parlent de théâtre.

Il important pour nous que la jeunesse, et plus particulièrement la jeunesse populaire dans laquelle j’ai grandit se retrouve dans ce qu’on lui raconte.

Le synopsis de la pièce je te le donne comme on l’a écrit:
  • Apprendre à se battre.
  • Jouer des coudes et surtout des poings.
  • Tomber. Songer à ne plus bouger. Se relever.
  • Alix et Julie, les poétesses du kick s’emparent d’un plateau de théâtre et le transforment en ring de boxe.
  • Elles s’accompagnent de la parole et du combat d’autres femmes.
  • Pour rééquilibrer féminin et masculin, les deux actrices peuvent aller jusqu’au K.O. Le spectateur assiste à un véritable combat dont le but n’est pas une simple victoire. La désoccultation du féminin commence à opérer…

Quel est ta mission dans le monde ? 

Mettre en lumière la parole de femme qui sont l’ombre.

La femme est aussi puissante que l’homme elle l’ai depuis toujours mais bien trop souvent elle est occultée parce que nous vivons dans une société patriarcal.

Merci Julie pour ce magnifique partage, nous sommes ravies de cheminer à tes côtés, tu es une femme sincère et remplis de magie, merci de t’être ouverte à nos lecteurs et amies qui liront ces mots.

Vous retrouverez les Portraits de femme inspirante de Julie tous les mois sur ce média !!!!!