Audrey Dana, maman, actrice, scénariste, productrice, humaniste.

Audrey, perle de joie, nous raconte ses prochains projets autour de l’écologie, de l’éveil des consciences, de la force du collectif et des initiations qui donnent vitalité et courage pour rêver et entreprendre des missions. Aujourd’hui les extrêmes nous poussent à nous réunir avec la vision d’une terre unie et qui célèbre. Ensemble, nous pouvons transformer. Merci de l’inspiration.

Ola : Bonjour à toute la communauté des Amazones, je suis très heureuse de vous retrouver en live pour accueillir Audrey Dana qui est une grande femme. Beaucoup d’entre vous l’on surement suivi dans ses films, ou dans ses élocutions par rapport à tous les enjeux écologiques, et puis juste parfois à des poussées d’émotions, de choses qui donnent envie de croire à plein de possibilités d’un monde meilleur.

Bonjour Audrey, Nous te suivons depuis longtemps car tu es une femme d’inspiration qui ne s’arrête jamais de produire, d’écrire, d’agir. Tu as aujourd’hui un nouveau projet qui va arriver dans les cinémas le 25 mai 2022.

Audrey : C’est un film qui a commencé d’être écrit en 2017, qui devait sortir en 2020 et qui a été retardé de 2 ans. C’est donc le plus long accouchement que j’ai jamais eu à faire de ma vie.

Ola : 2 ans de retard, ou de gestation ! car il arrive à un moment où il s’est passé tellement de choses dans le monde… Depuis que l’on te connait tu suis des projets qui sont un peu avant gardistes, ou en tout cas tu bouscules les choses. Et que ce projet ait mit du temps a s’inscrire est peut être un signe aussi. Peux tu nous raconter l’histoire?

Audrey : Effectivement ce film sera certainement mieux accueilli après tout ce qu’il s’est passé ces dernières années. C’est l’histoire d’hommes qui sont au bout de leur vie, au bout de leur système, qui vont partir dans l’idée de faire une retraite entre hommes, et qui finalement vont se retrouver dans la pampa, avec une femme psychiatre qui s’est détourné de la médecine classique et qui va leur proposer un retour aux sources un peu plus authentique, que ce que peut proposer la psychologie plus conventionnelle peut proposer. C’est l’histoire de 7 hommes en perte de repère au milieu de la nature, avec une femme. Une expérience qui ne sera pas de tout repos mais qui va beaucoup les transformer.

Ola : Dans les thématiques, ce film aborde l’enjeu écologique, la préservation de la nature sans la modification de l’homme. Egalement l’enjeu de la voix de la femme, qui est un sujet qu’on retrouve beaucoup dans toutes tes interventions, et le fait que ce soit un chamboulement social, car il intègre des choses moins traditionnelles, comme des initiations presque chamaniques.

Audrey : L’idée c’est de prendre des hommes hyper urbains, de 17 à 70 ans. Thierry Lhermite étant l’acteur le plus âgé de la bande et Max Baissette de Maglaive le plus jeune. Ils ont l’habitude de vivre en ville, avec les codes de la ville, et ils vont se retrouver propulsés dans un monde qui est beaucoup plus le notre, à nous les femmes de la communauté des Amazones Parisiennes, qui allons à la recherche de notre Etre intérieur. Eux, ils vont être totalement décontenancés, sortis de leur contexte. Ici, ces hommes vont représenter le point de vue d’une société plus classique. Le contraste est donc très fort face à cette femme qui parait folle, à jouer du tambour en poussant des cris, qui veut les enterrer sous terre, les mettre dans des huttes à transpirer… Les acteurs permettront aux spectateurs de se sentir à l’aise et de pouvoir aborder tous les sujets. C’est un film distribué par la Warner, qui va sortir sur énormément de copies, avec un gros casting. Chaque héros représente une des facettes des spectateurs : les curieux, ceux qui se laissent aller, ceux qui freinent des 4 fers… Le but ici est de créer de la comédie tout en allant en profondeur.

Ola : En effet, l’humour est une des touches de magie que tu mets pour aborder des sujets qui peuvent chambouler toute une perception de la société. Nous par exemple quand on fait des retraites il y a énormément de femmes, et de temps en temps un homme ou deux. Et c’est interessant de voir que des concepts qui peuvent paraitre complètement fous pour certains au début se démocratisent petit à petit au fil du temps. On a tous connus des gens qui étaient méfiants au début et qui ont adopté certaines pratiques jusque dans leur quotidien et se sentent de plus en plus à l’aise avec ce chemin intérieur.

Audrey : Ce sont des methodes ancestrales et trouver des moyens d’en parler sans devoir le faire à voix basse c’est important. Là il y a quelque chose dans l’air, de l’ordre de la bascule, de l’éveil des consciences et du coup beaucoup de projets qui vont dans ce sens sont en train de fleurir. C’est vraiment super.

Ola : Beaucoup de tes projets dont « Le monde d’après » nous montrent qu’aujourd’hui on peut agir pour changer les choses en tant que citoyen. Tisser des petits liens, en démontrant à l’entourage par exemple qu’une simple respiration peut faire du bien, peut permettre de créer petit à petit une société un peu plus cozy, même si ça prend du temps. Du coup, toi tu as un peu d’espoir pour sortir de ces crises multiples et nombreuses?

Audrey : Oui je suis pleine d’espoir. Je crois très fort qu’on a besoin de ces crises pour sortir de LA crise, c’est à dire la destruction de notre planète. Il y a beaucoup de mouvement : les gens changent de métier, partent à la campagne. On commence à parler de conscience, de sa magie, de sa force. Et d’écologie ! On parle de tout ça beaucoup plus facilement aujourd’hui qu’avant toute cette période.

Ola : Quelles sont tes pratiques spirituelles?

Audrey : J’ai l’impression d’être connectée terre et ciel tout le temps. A travers les méditations, le tambour, le soin avec les mains… Réussir à apaiser avec les mains me connecte à ma spiritualité, c’est très troublant. J’alterne donc entre ma vie concrète, mon métier, et des pratiques plus spirituelles. Et je continue mon travail personnel car il n’est jamais fini.

Ola : Si il y avait une habitude ou un état d’esprit à acquérir grâce au visionnage du film, quel serait il?

Audrey : Il y a deux choses. Le retour aux sources, à la nature qui nous porte et nous fait du bien. Et le fait de s’ouvrir aux autres, la solidarité offre souvent toutes les solutions pour sortir d’une situation challengeante.

Ola : Et nous sommes ravies de soutenir cette vision. Y aura t’il des avant premières?

Audrey : Oui plusieurs. La bande des 7 mecs et de la fille, interprètée par Marina Hands, est très joyeuse, donc il est prévu qu’on parte sur les routes de France un peu partout.

Ola : Veux tu partager quelque chose de plus avec la communauté?

Audrey : Ca bouge beaucoup en ce moment. Je pense que les extrêmes sont en train de devenir de plus en plus extrêmes pour finir par se rejoindre et créer l’unité. Je crois très fort en ca et je le partage car c’est un message positif, tout le monde à besoin d’énergies positives. Rêver d’un monde qui se réunit, se réconcilie, et s’unit. Il est important de nourrir ce rêve, je dirais même ce contre rêve par rapport à ce que la société nous propose. Plus la lumière prendra de place et plus l’ombre s’effacera, et puis, je pense que l’amour gagne.

Ola : C’est si beau. Merci beaucoup pour ton travail et pour ton temps accordé aux Amazones Parisiennes. Merci de nous rendre plus forts, de croire en nos rêves. Cette partie de lumière existe effectivement en chacun de nous, mais elle est écrasée par trop d’émotions, de contradictions, et avoir un message comme le tiens est précieux. Et le fait que tu m’assumes jusqu’à en faire un film que nous aurons la chance de tous pouvoir aller visionner, cela l’est encore plus.

Audrey : Avec joie. Merci à vous pour tout les mouvements, les formations, les stages… vous faites beaucoup de bien à la terre et c’est trop chouette.

Ola : On est dans la même incandescence ! Pour finir, veux tu nous révéler un peu quelles sont les inspirations qui sont en toi pour la suite?

Audrey : Je travaille en ce moment sur mon prochain long métrage au cinéma qui s’appellera « Champagne et funérailles » et qui aborde le sujet de la mort de façon très joyeuse. J’ai la sensation que notre société est la civilisation qui a le plus peur de la mort parmi toutes les civilisations qui auront existé. Tout est fait pour combattre la mort, c’est devenu un sujet tabou. On met les vieilles personnes dans des Epahd, et nos morts dans des congélateurs. On a perdu la notion de sacré, de mort et d’après mort. Et on est étonnamment la civilisation qui détruit le plus son habitat et ses chances de survie. On a peur d’elle mais on l’attire, alors peut être que si on célébrait la vie on se mettrait à faire pousser des fleurs?! C’est donc l’histoire d’un homme effrayé à l’idée de mourrir avant 50 ans comme son père et son grand père et qui va décidé d’organiser ses funérailles alors qu’il est toujours en vie, au cas ou il meurt. Pour cela il va embaucher une wedding planner qu’il va avoir beaucoup de mal a convaincre. Il va finir par lui mentir en inventant une maladie pour éveiller l’empathie chez elle. Et cette femme qui à une vison de la mort très belle, comme une transformation, un passage, va se confronter à cet homme ultra matérialiste mais qui cherche son aide pour en sortir.

Je travaille également sur une série pour des plateformes, avec Claire Barré (Chamane) et Natasha Calistreme (Thérapeuthe et écrivaine) afin d’offrir des clés pour la guérison. C’est l’histoire d’une fille atteinte d’une maladie orpheline, qui va chercher des moyens alternatifs pour se soigner. Elle expérimente différentes choses afin de comprendre pourquoi et de trouver des solutions de guérison. C’est l’histoire d’un trio, de trois copines : la guérison de l’une entrainera la guérison des autres.

Je travaille aussi sur le projet d’un documentaire avec Anne Gesquiere (podcast Metamorphose) qui suivra différentes personnalités du développement personnel et de l’éveil des consciences dans un lieu de prédilection, donc à travers des voyages.

Et puis, mon prochain livre qui s’intitulera : Ces choses qu’on ne dit pas.

Merci à Audrey Dana pour cette interview si inspirante et rendez vous le 22 mai prochain dans les salles !

Une interview de Audrey Dana par Ola Jas. Retranscrite par Vanessa Roggwiller.