Femme engagée, mère exceptionnelle et entrepreneuse hors pair, Eulalie fait partie de ces femmes qui m’inspirent.

A L’OCCASION D’OCTOBRE ROSE, ELLE NOUS FAIT L’HONNEUR DE REJOINDRE LES AMAZONES PARISIENNES, AFIN DE METTRE EN LUMIERE UN PROJET CARITATIF QUI SOUTIENT LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU SEIN ET QUI LUI TIENT PARTICULIÈREMENT À COEUR, CETTE ANNéE ENCORE PLUS QUE LES AUTRES.

Depuis toujours, le sein joue un rôle prépondérant dans l’image de la femme et de son corps, vis-a-vis d’elle-même, mais aussi vis-à-vis des autres. Symbole absolu de la féminité et de la maternité, le sein a indéniablement quelque chose de sacré aux yeux de la société. Et lorsque celui-ci est touché, au delà de la maladie, c’est une partie de notre intimité et de notre estime de soi qui est engagée. C’est certainement la raison pour laquelle le cancer du sein est bien trop longtemps resté tabou, infligeant ainsi une sorte de double peine aux femmes qui souffraient alors, physiquement et psychologiquement, dans l’ombre.

Aujourd’hui, le cancer du sein touche de plus en plus de femmes, et de plus en plus jeunes. En 30 ans, le nombre annuel de nouveaux cas a presque doublé, passant de 30000 à 58500. 10% concernent des jeunes femmes de moins de 40 ans. Mais face à ce fléau, nous assistons désormais à l’émergence de véritables guerrières des temps modernes, qui revendiquent haut et fort le droit de parler de la maladie. Ces amazones modernes s’affichent partout pour faire de la prévention, informer et soutenir celles qui en ont besoin. Et cette sororité puissante, véritable thérapie pour grand nombre d’entre elles, fait tellement sens pour nous, les Amazones Parisiennes.

Crédit photo : Getty images

Pour ce premier billet, c’est donc avec beaucoup d’émotions que je donne la parole à Eulalie. Elle fait partie de l’association On pose pour le Rose en tant que chargée de communication depuis sa création il y a 5 ans déjà. Un peu avant l’été 2021, à seulement 36 ans, elle a apprit qu’elle était à son tour touchée par un cancer du sein.

 » EUlalie, bonjour et merci de rejoindre les amazones parisiennes aujourd’hui. Peux-tu te présenter en quelques lignes?

Bonjour. Je suis Eulalie, j’ai 37 ans. Je suis la maman de deux merveilleuses petites filles de 6 et 9 ans. Free-lance dans la communication et le digital durant des années, j’ai décidé il y a deux ans de me reconvertir pour exercer un métier me correspondant plus. Je suis donc actuellement un cursus universitaire pour devenir psychologue et art-thérapeute.

Je suis également la co-fondatrice de l’association On pose pour le Rose avec ma meilleure amie Agathe Duffaut et une autre photographe devenue amie Jennifer Serantoni. Nous levons des fonds pour soutenir la recherche contre le cancer du sein par l’intermédiaire de la photographie. Cette année, le combat a malheureusement prit une toute autre signification pour moi, puisque j’ai été diagnostiquée d’un cancer du sein cet été.

Crédit photo : On pose pour le Rose

 » ON POSE POUR LE ROSE AURA LIEU aujourd’hui DANS LA MAJORITE DES VILLES DE FRANCE. peux-tu NOUS PRÉSENTER CE PROJET CARITATIF?

On pose pour le Rose est une association, mais avant tout une levée de fonds au profit de la recherche contre le cancer du sein.

Le concept : venir prendre la pose le 2 octobre prochain devant un des 47 photographes présents dans 23 villes en France* et 1 en Espagne, en échange d’un don. C’est l’occasion de passer un moment de convivialité et de bienveillance, seule ou accompagnée par une amie, une soeur ou en duo mère/fille. Dans certaines villes il y a des ateliers en plus du shooting photo : yoga, massage, création florale, art thérapie, don de cheveux… C’est un moment entre femmes, pour les femmes, et où toutes les générations sont représentées.

Crédit photo : Agathe Duffaut Photographie

 » EN 5 ans, cet événement s’est considérablement développé. Peux-tu nous en dire plus?

Créé par Agathe Duffaut, photographe à La-Colle-Sur-Loup, cet événement n’a effectivement pas fini de faire parler de lui. En effet, en 2017 la première édition avait alors mobilisé 27 femmes autour d’une seule photographe, Agathe, et 905 euros avaient été reversés à la recherche.

Quatre ans plus tard, en 2020, On pose pour le Rose était représenté dans plus de 13 villes engagées. Les équipes ont organisé la levée de fonds malgré un contexte sanitaire très compliqué. L’association a mobilisé 35 photographes, 550 participantes, plus de 125 bénévoles et a reversé 25000 euros à la recherche contre le cancer du sein.

Cette année, avec 47 photographes engagés nous attendons encore plus de participantes. Ce sera donc plus de fonds pour soutenir la recherche.

Crédit photo : On pose pour le Rose

 » Au fil des éditions des nouveautés apparaissent, quelles sont-elles?

Depuis 2020, des créneaux solidaires ont été mis en place. Le principe : chaque photographe met à disposition un shooting photo solidaire gracieux pour une femme touchée par le cancer en cours de traitement. Nous sommes fières de permettre à ces combattantes de voir leur corps sublimés et de leur montrer que malgré les épreuves, la maladie, les traitements et ses conséquences, toutes les femmes sont magnifiques !

Crédit photo : On pose pour le Rose

 » Cette année encore l’événement a eu beaucoup de succès et affiche déjà complet dans bon nombre de villes. Dès lors, comment pouvons-nous vous soutenir?

En posant pour le Rose près de chez vous, si des créneaux sont disponibles bien sur. Mais également en faisant un don, de façon ponctuel ou mensuel, via HelloAsso. Le lien est disponible sur notre site. Et enfin en partageant l’événement au plus grand nombre, tout autour de vous avec le #onposepourlerose !

Crédit photo : On pose pour le Rose

 » Sans devoiler tous vos secrets, quels sont les projets futurs?

Chaque année, nous avons de nouveaux partenaires qui nous font confiance et nous aident à faire grandir notre projet ! Cette année par exemple, nous nous sommes associés à Marie Savart Illustrations. Elle a créé une collection capsule comprenant un sac, un t-shirt et un pin’s en édition limitée pour Octobre Rose. Une partie des bénéfices sera reversé à On pose pour le Rose. D’autres jolis partenariats sont à venir pour l’an prochain.

Crédit photo : Marie Savart Illustrations

 » Chez les amazones parisiennes, nous mettons un point d’honneur à soutenir les femmes qui soignent le monde. à travers la photo, finalement c’est une véritable thérapie que vous offrez aux femmes touchées par la maladie. qu’est ce que cela t’inspire?

C’est exactement ça. Surtout pour les femmes en traitement ou en rémission d’un cancer, la photo a un réel impact thérapeutique. Elles se trouvent belles et sont sublimées par nos photographes. C’est une belle manière de se reconnecter à sa féminité, de se connecter aussi à cette nouvelle image de soi car indéniablement la maladie vous change profondément et pour toujours. Et c’est parfois difficile à appréhender.

Crédit photo : On pose pour le Rose

 » Depuis quelques mois, tu es toi-même touchée par cette maladie que tu as pourtant choisi de combattre depuis toutes ces années. Quel sens donner a cela et quel message souhaites-tu aujourd’hui véhiculer?

Cet engagement je l’ai tout d’abord pris pour aider mon amie à faire grandir son projet. Je n’avais pas de lien « direct » avec le cancer du sein. Personne n’a été touché dans ma famille, mais dans celle d’Agathe oui. Lors de la première édition, j’ai vécu un moment tellement fort, une solidarité féminine, une bienveillance. C’était une évidence pour moi que de continuer à oeuvrer pour cette cause. Et puis, je suis comme ça toujours très engagée, j’ai travaillé pendant 7 ans pour une ONG de protection de l’enfance sur Internet. J’ai besoin que mon travail ait du sens, que mes engagements servent !

Aujourd’hui je suis en plein combat contre la maladie, je ne crois pas au hasard et finalement je me retrouve à être cette femme que nous soutenons à travers nos actions. Mon oncologue a lui-même reçu le prix Ruban Rose il y a 3 ans, et a donc reçu pour ses recherches, cette aide pour laquelle nous oeuvrons chaque année. Et puis clairement, j’ai une armée de 200 bénévoles derrière moi, et ça c’est très puissant.

Cette année je serais de l’autre coté du miroir. Je ne peux pas participer à l’édition d’OPIO (ville historique de la première édition) en tant que bénévole avec mes amies, car je reçois ma cure de chimiothérapie la veille. Mais le 9 octobre, je serais à Paris pour être face à l’objectif et mon image a tellement changé que je ne sais pas comment je vais l’appréhender. J’ai hate de voir cela, mais je sais déjà que je passerai un bon moment loin des traitements et c’est surtout ce que nous souhaitons apporter lors de cette journée spéciale.

 » POur finir, selon toi, qu’est ce qu’une amazone parisienne en 2021?

Une amazone pour moi c’est une guerrière, et c’est ce que nous sommes. Je me sens guerrière surtout en ce moment, c’est ancré en moi. Je me bats pour tout, le cancer du sein, une maternité plus respectée, une meilleure considération de la santé mentale, l’environnement, pour mes filles, mon mari, ma famille,… la vie ! Et je suis parisienne, donc ça pas besoin de l’expliquer.

Mille mercis à Eulalie pour son témoignage <3

Et douces pensées à toutes ces femmes, ces guerrières qui se battent contre le cancer, et tout particulièrement à ma petite maman qui affronte avec tant de courage et de force cette maladie pour la seconde fois.

Vous pouvez retrouver l’événement On pose pour le Rose directement sur le site

NB : Cette année le pass sanitaire est obligatoire. Dans la mesure où il y aura des personnes immuno-déprimées, un test anti-génique sera apprécié.

*23 villes en France : Opio, Marseille, Salon de Provence, Tanneron, L’isle sur la Sorgue, Avignon, Lyon, Evian, Thouans, Poitier, Vesseaux, Bordeaux, Chateaufort, Paris (COMPLET), Franconville, Attichy, Notre Dame Des Monts, Vitrée/Rennes, Vannes, Romans-sur-Isère, Pélussin, Deux et Strasbourg.

*1 ville en Espagne : Séville.