C’est par un après-midi d’hiver, dans un petit café de la rue Oberkampf à Paris que je rencontre cette jeune femme de 26 ans. Je lui ai donné rendez-vous quelques jours plus tôt pour parler avec elle, pour en apprendre un peu plus sur son parcours. Il est 14H30 l’heure à laquelle je lui avais donné rendez vous quand je reçois ce texto : – « Je suis là »

Incroyable! Quelle ponctualité! Il est 14H30 précise. Son nom c’est Julia Valente. Des cheveux blonds comme les blés et des yeux aussi bleus que le ciel. Nous discutons, je lui pose des questions, elle me raconte…. Dans sa caisse à jouet des pistolets et des épées. Ce qui plaît à Julia c’est l’attaque.

Elle commence les sports de combats à l’âge de 8 ans. Karaté, Judo, Boxe française, Kick Boxing ce qui lui permet d’acquérir très jeune une bonne condition physique, mais encore rien qui ne lui donne envie d’envisager une carrière sportive de haut niveau.

C’est Sébastien qui la mènera pour la première fois de sa vie à l’âge de 21 ans dans un club de MUAY THAI alors qu’elle ne va pas très très bien.

«  Viens avec moi à la salle, tu es pleine d’énergie! »

Et c’est vrai que de l’énergie il en faut pour tenir un training d’une heure trente. Elle l’a fait, dans cette petite salle de Gentilly où deux coachs Samba et Fikret lui font comprendre pour la première fois de sa vie:

QUAND TU NE PEUX PLUS, TU PEUX ENCORE.

Des larmes et surtout beaucoup de fierté ce jour là dans le coeur de Julia, qui vient de toucher du bout des gants, le dépassement de soi.

Lao Tseu à dit « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une » et bien il me semble que la deuxième vie de Julia à commencé ce jour là précisément.

Elle tombe amoureuse, c’est un coup de foudre. Elle pense boxe, elle respire boxe, elle vit boxe et cela tombe bien parce que déjà très tôt dans sa chambre lorsqu’elle était encore une enfant Julia rêvait d’amour.

« Aller au delà de ses capacités, au delà de ses pensées limitantes, çà ouvre des portes, SI TU VEUX TU PEUX , voilà c’est çà mon moteur »

Ses coachs actuels Alassane et Brice ce sont ses modèles dans la vie de tous les jours. Ils lui apprennent l’art du combat et lui permettent d’être une femme vaillante et conquérante. J’ai demandé à Julia qu’elle me donne le nom d’une fleur qui lui ressemble.

Vous savez ce qu’elle m’a répondu ?

«  Je ne sais pas du tout. Peux être une fleur qui se pique et qui après se caresse en se disant «  Oh pardon ma petite » et qui après se pique à nouveau  »

Et puis elle à conclut en disant « une rose avec beaucoup d’épines » Julia me confie sans baisser les yeux que pour son premier combat en amateur elle s’est faite littéralement plier en deux et que l’arbitre à même du arrêter le combat ce jour là

« J’étais comme un souillon, je me suis presque faite jeter hors du ring, alors là je me suis dit : si t’arrêtes c’est maintenant où jamais »

Mais il y avait cette phrase « SI TU VEUX, TU PEUX ! » alors elle à continué. Sa routine beauté ? Elle se lave, elle s ‘habille et elle sort.

Julia me raconte qu’elle n’attache pas beaucoup d’importance à son visage mais que par contre son corps et ses muscles elle en prend soin c’est son arme et elle ne se balade jamais sans.

« Ramasser les pierres sur mon chemin et en faire un putain d’escalier » Quand je regarde Julia, je vois encore une enfant mais qui ne l’ai déjà plus tout à fait. Peux être que ce que je vois c’est ce lien qui l’unie encore un tout petit peu à sa mère. Je lui demande alors ce qu’elle dirait à la petite fille qu’elle était si elle pouvait se tenir quelques secondes à ses cotés.

Julia réfléchit… et puis elle me répond:

« Je lui dirais ouvre tes yeux, ton coeur et ton intelligence et surtout ne t’ enfermes pas sinon tu es foutu! Ouvres bien tes yeux et regardes autour de toi »

Ça lui à pris du temps mais aujourd’hui la personne qu’elle aime le plus c’est elle. Elle me dit qu’elle ne se sent pas différente d’un homme pas du tout, qu’elle est seulement fière d’être une humaine qui se bat tous les jours pour y arriver « Je sais ce que c’est de se sentir à terre c’est pour ça que je me sens forte, parce que je me suis relevée » Moins de 2 ans après son premier combat Julia Valente est devenue championne de France classe B le 11 mars 2018.

J’ai souhaité mettre en lumière le portrait de Julia Valente, tout d’abord parce qu‘elle est inspirante et parce qu’elle est cette héroïne du quotidien, comme nos mères, nos soeurs, nos voisines et qu’il est parfois doux de se le rappeler dans cette vie qui est un combat de tout les jours.

Rédigée par Julie Duval